17 avril 2009
Cézanne
Le ventre de Paris (1873)
Les pommes, les poires s'empilaient, avec des régularités d'architecture, faisant des pyramides, montrant des rougeurs de seins naissants, des épaules et des hanches dorées, toute une nudité discrète, au milieu des brins de fougère. La jeune femme qui trône au rayon des fruits est troublée par leur parfum et, de son côté, elle transmet aux poires et aux pommes quelque chose de sa sensualité. C'était elle, c'étaient ses bras, son cou, qui donnaient à ses fruits de la terre, toutes ces semences, dont les amours s'achevaient sur un lit de feuilles..au fond des alcôves tendues de mousse des petits paniers.

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