29 septembre 2009
Partie 33 Le lac Saint Mary
Le lac Saint Mary
Montana, États-Unis
Longueur du lac Saint Mary : 14,5 km
Largeur maximale du lac : 1,6 km

Saint Mary est un magnifique lac glaciaire aux eaux bleues dans un des décors les plus parfaits. Encaissé sur trois côtés par les escarpements des montagnes Rocheuses, il s'ouvre par son rivage oriental sur une prairie ondoyante et des collines boisées. Le lac fait partie du Glacier National Park, dans le nord du Montana. Alimentées par la fonte des neiges des montagnes environnantes, les eaux du lac Saint Mary sont exceptionnellement transparentes. Ce lac se situe à l'est de la Continental Divide, la ligne de partage des eaux, qui traverse le Glacier National Park. Le plus gros des précipitations apportées par les vents d'ouest dominants tombant sur le versant occidental de cette ligne, la portion est du parc est abritée de la pluie par les montagnes et donc plus aride. Les vents qui descendent des montagnes soufflent en quasi-permanence, rendant la naviguation sur le lac particulièrement sportive. Des pistes de randonnée partent du plan d'eau et mènent à des paysages spectaculaires. Avec ses truites grises, truites arc-en-ciel, truites fardées et autres cisco le lac est un site de rêve pour les pêcheurs.
20 septembre 2009
Partie 32, Massacre Rocks
MASSACRE ROCKS
Idaho, États-Unis
Superficie du Massacre Rocks State Park: 400 ha
Classement en parc national: 1967
Altitude du Massacre Rocks: 1 340 m

Au milieu du XIXe siècle, lorsque les convois de chariots en route vers l'ouest approchaient de cette brèche dans les rochers, ils s'apprêtaient à essuyer les attaques des Indiens Shoshone. Ainsi, les 9 et 10 août 1862, dix émigrants y furent tués ; ce passage naturel fut surmonté Gate of Death - la porte de la mort - ou Devil's Gate - La porte du diable - , et les collines rocheuses devinrent les Massacres Rocks. L'endroit se trouve dans la plaine de la Snake River et faisait alors partie de l'Oregon Trail. À proximité, Register Rock était une halte de repos pour les voyageurs.
Le Devil's Gate Pass est tout ce qui subsiste d'un volcan basaltique. Le col lui-même fut découpé à l'époque de la Bonneville Flood, il y a environ 15 000 ans, lorsque les eaux du lac Bonneville se ruèrent à travers le passage dans ce qui est devenu le canal de la Snake River. L'importance du flux a été estimée à quatre fois celle du flux actuel de l'Amazone, ce qui en fait l'une des plus importantes et violentes inondations de l'histoire. Les blocs rocheux basaltiques qu'elle arracha et emporta sont maintenant éparpillé dans le paysage de l'Idaho. Les Massacre Rocks se trouvent à 16 kilomètres à l'ouest des American Falls.
15 septembre 2009
Partie 31, Le mont Saint Helens
LE MONT SAINT HELENS
Orégons / Washington, États-Unis
Hauteur du mont Saint Helens: 2 549 m
Largeur de sa base: 9 kmÉ
Type de volcan: mixte ( hautement explosif)

Le mont Saint Helens est le plus récent et le plus actif des volcans coiffés de neige qui dominent le nord-ouest du Pacifique. Le 18 mai 1980, il entra subitement en éruption causant la plus grande catastrophe volcanique de toute l'histoire des États-Unis. Son sommet fut abaissé de 400 mètres ; le plus grand glissement de terrain au monde combla des vallées et des lits de cours d'eau, quant au flux pyroclastique, il carbonisa plus de 596 km2 de forêt. Cependant l'histoire du mont Saint Helens est, littéralement, celle de la vie se relevant des cendres. Il est possible de visiter le volcan et de voir les marques de destruction, mais aussi le pouvoir de récupération de la terre. Le volcan et ses alentours ont été classés monument national.
En roulant jusqu'à Windy Ridge, à l'observatoire de Johnston Ridge, on pourra admirer l'intérieur du cratère. À condition d'en avoir demandé l'autorisation, il est possible d'escalader le sommet du volcan et d'en explorer le cratère. La plus importante éruption depuis 1980 s'est produite le 1 er octobre 2004 - elle vomit dans le ciel une colonne gris pâle de vapeur et de cendre pendant 24 minutes.
Partie 30, UPPER SKAGIT RIVER
Upper skagit river
Washington, États-Unis
Heures d'ouverture des sites d'observations: du lever au coucher du soleil ( lundi, vendredi, samedi et dimanche)
Festival de l'Upper Skagit River Bald Eagle: début février
Pygargues à tête blanche: plus de 400

Upper Skagit River est un endroit inhospitalier - de la glace se forme sur les bords de la rivière, le ciel est uniformément gris et de gros flocons de neige tombent pour s'amonceler sur le sol. Perchées dans les arbres longeant la berge, on apercoit des myriades de formes brunes et blanches. Ce sont les pygargues à tête blanche; il se rassemblent ici par centaines ( certains jours, on peut en compter jusqu'à 400 ), se perchent dans les branches des peupliers, en attendant que les milliers de saumons épuisés par le frai, mourants ou même morts, soient rejetés de leurs lieux de reproduction dans le cours supérieure de la rivière.
Venus de régions aussi éloignées que le Yukon et l'Alaska, les aigles font leur apparition quinze jours après le frai des saumons. Ils sont attirés par la nourriture ''facile'', mais ils s'affronteront pour une simple carcasse. Au cours de leurs combats en vol, ils se livrent à d'extraordinaires acrobaties - les victimes tombent sur le dos. L'apogée de toute cette activité se situe entre fin décembre et début janvier et il ne faut surtout pas manquer de visiter le centre de découverte du Skagit River Eagle, à Rockport.
14 septembre 2009
Partie 29, Les dry Falls
Les Dry Falls
Washington, États-Unis
Hauteur des Dry Falls (chutes sèches)
Largeur des chutes: 6km
Type de roche: basalte volcanique

Situées au milieu du canyon de Grand Coulee, les Dry Falls furent à une époque la plus grande cascade au monde ; aujourd'hui, il s'agit d'une falaise de 6 kilomètres de large par 122 mètres de haut. Plus une seule goutte d'eau ne s'écoule des Dry Falls, mais il y a 15 000 ans de gigantesques inondations franchirent un énorme barrage de glace au nord-est pour se ruer en grondant à travers le paysage. Les eaux éventrèrent le soubassement rocheux situé à une vingtaine de kilomètres plus au sud, érodanr la falaise pour la faire reculer jusqu'à son emplacement actuel. C'est le même phénomène d'érosion que nous pouvons observer de nos jours aux chutes du Niagara ( Canada ), à la différence qu'aux Dry Falls chacune des inondations n'aurait duré qu'une journée. À leur plus forte puissante, les eaux tombaient de cette cataracte sur 305 mètres de haut avec un débit dix fois plus important que celui de Niagara.
Aujourd'hui, les Dry Falls surplombent un paysage désertique avec quelques lacs paisibles à sa base. Pour un observateur non prévenu, il paraît impossible que cet endroit extraordinaire soit né d'un tel déchaînement de violence.
Partie 28, Grand Coulee
Grand Coulee
Washington, États-Unis
Longueur: 80 km
Largeur: 9,7 km
Profondeur: 274m

Grand coulee est une des plus récentes curiosités naturelles d'Amérique du nord. Ce remarquable canyon est la plus imposante des coulées qui coupent le plateau de Columbia, à l'est de l'État de Washington. Pendant longtemps, ce canyon a laissé perplexes les chercheurs, quant à sa formation. Ses parois escarpées et sa topographie accidentée attestent de sa jeunesse et , contrairement à ce qu'on avait d'abord pensée, elles ne pouvaient être le résultat de millions d'années d'érosion par un cours d'eau. En fait, non seulement Grand Coulee est totalement aride, mais son fond suit une pente opposée à celle de l'ensemble du plateau de Columbia. C'est finalement un jeune scientifique, J. Harlen Bretz, qui trouva la réponse : Grand Coulee a été crée lors de la dernière glaciation par les plus grandes innondations jamais enregistrées. À des intervalles d'une cinquantaines d'années, un gigantesque mur d'eau de plus de 610 mètres de haut enfonca un barrage de glace dans les montagnes Rocheuses et dévela en cascade à travers tout l'État de Washington pour se jeter dans l'océan Pacifique. La forte pression de l'eau évantra le soubassement rocheux, créant les coulées que nous voyons aujourd'hui.
10 septembre 2009
Partie 27, le Mont Rainier
Le Mont Rainier
Washington, États-Unis
Altitude: 4 392 m
Superficie du Mont Rainier National Park: 954 km2

Le mont Rainier est le point culminant de la chaîne Cascade Moutain Range, s'élevant à 4 800 mètres. Il est également deux fois plus haut que les montagnes avoisinantes, ce qui en fait un point de repère de l'État de Washington. Toujours en activité - la dernière éruption de ce volcan remonte à un siècle et demi - le mont Rainier affiche encore une belle jeunesse avec son petit million d'années. Ses pentes revêtues d'un manteau de neige et de glace couvrent une surface impressionnante de 91 km2 et surplombent de vertes forêts de sapins et de pruches du Canada. Sur la partie inférieure se trouvent des prairies alpines et des bruyères subalpines remontant à la fin de la dernière glaciation. On y voit également de superbes massifs de forêts ancienne comportant des arbres âgés d'un millier d'années. Le mont Rainier, qui occupe le centre du Mount Rainier National Park, est un paradis pour les campeurs et les randonneurs en été, et pour le ski et les promenades en raquettes l'hiver. Cette région de forêt pluviale tempérée recoit suffisament de précipitations pour alimenter 382 lacs ainsi que 470 rivières et ruisseaux.
Sources: 1001 merveilles à voir avant de mourir
08 septembre 2009
Partie 26, Le détroit de Béring
Le détroit de Béring
Alaska, États-Unis / Sibérie, Russie
Superficie du bassin de Chirikov: 22 000km2
Superficie de la zone de repas des baleines grises: 1 200 km2

Au sud du détroit de Béring, l'étendue d'eau qui sépare le continent russe de l'Amérique du Nord dans l'Arctique, porte le nom de bassin de Chirikov. Il abrite en permanence des morses, des baleines bélugas, des narvals et des phoques, mais en été ses visiteurs les plus remarquables sont les baleines grises, dont la population s'élève à 22 000 individus. Ces dernières remontent de leurs sites de reproduction hivernaux plus au sud, et restent dans le bassin pendant cinq mois pour se nourrir. Les baleines grises se distinguent des autres baleines par leur manière de chercher leur nourriture au fond de l'océan. Elles avalent d'énormes bouchées de vase remplies des petits crustacés. D'avion, on peut appercevoir les grandes saignées dans les hauts fonds aux endroits où les baleines ont creusé leurs profonds sillons. Ces dernières font de 1 à 5 m2 sur 10 centimètres de profondeur. Ce fond boueux abrite aussi des coquillages très prisés des 200 000 morses qui vivent dans le secteur. Ils creusent de longues tranchées dans lesquelles ils détectent les crustacés grâce à leurs moustaches très sensibles, puis ils les aspirent. Les bateaux qui sillonnent le bassin chaque été permettent de profiter du spectacle.
Partie 25, Le Mont Mckinley
Le Mont Mckinley
Alaska, États-Unis
Nom indien: Denali ( La Haute)
Hauteur du mont McKinley: 6 194 m
Première ascension: 1913

Le mont McKinley domine l'Alaska avec cinq glaciers géants sur ses flancs et des douzaines de champs de neige permanents épais de centaines de mètres. Plus de la moitié de la montagne est enterrée sous la neige et la glace. Sur son versant sud, ce géant s'élève jusqu'à 5 486 mètres en à peine 19 kilomètres soit une déclivité plus importante que le mont Everest. On peut avancer qu'en termes de variation d'altitudes, le McKinley représente la plus grande ascension au monde.

Cette montagne fait partie de la chaîne de l'Alaska Mountain Range, longue de 966 kilomètres dont la formation remonte à 65 millions d'années. La plupart des montagnes environnantes sont constituées de roches sédimentaires, mais le mont McKinley, lui, est le résultat d'un soulèvement d'une masse de granit et de schistes. Très prisées des alpinistes, son ascension ne présente pas de difficultés particulières, si ce n'est les terribles conditions météorologiques, la température pouvant chuter jusqu'à -70 degré celcius. Cette montagne se trouve au coeur du Denali National Park, l'une des réservers naturelles américaines.
Partie 24, La baie des Glaciers
La Baie des glaciers
Alaska, États-Unis
Superficie: 905 km2
Altittude du mont Fairweather: 4 670m

En 1974, lorsque le capitaine George Vancouver du HMS Discovery visita l'endroit, il lui fut totalement impossible d'y reconnaître une baie. Il ne vit, au contraire, que la paroi d'un énorme glacier, de 16 kilomètres de large par 100 mètres de haut. En 1978, lorsque le naturaliste américain John Muir s'y rendit à son tour, le glacier avait déjà reculé de 77 kilomètres, laissant derrière lui ce que l'on appelle ''la baie des Glaciers''. Aujourd'hui, cette baie fait partie du Glacier Bay National Park, qui comprend des fjords, des forêts et seize glaciers géants à cheval sur la frontière entre les États-Unis et le Canada. Les glaciers reculent d'environ 400 mètres chaque année. Chaque été, d'énormes icebergs s'en détachent pour s'abattre dans l'océan Pacifique.
En toile de fond, on appercoit les montagnes, dont le mont Fairweather, le plus haut sommet de la région. L'endroit regorge de mammifères marins mais les baleines à bosse représentent l'attraction principale. Elles remontent chaque été de leur zone de reproduction en Californie, pour se nourrir dans ces eaux poissonneuses. Elles se regroupent pour se nourrir, jaillissant à la surface en une explostion de gueules béantes et de nageoires battant l'air.




