17 avril 2009
Cézanne
Le ventre de Paris (1873)
Les pommes, les poires s'empilaient, avec des régularités d'architecture, faisant des pyramides, montrant des rougeurs de seins naissants, des épaules et des hanches dorées, toute une nudité discrète, au milieu des brins de fougère. La jeune femme qui trône au rayon des fruits est troublée par leur parfum et, de son côté, elle transmet aux poires et aux pommes quelque chose de sa sensualité. C'était elle, c'étaient ses bras, son cou, qui donnaient à ses fruits de la terre, toutes ces semences, dont les amours s'achevaient sur un lit de feuilles..au fond des alcôves tendues de mousse des petits paniers.

29 mars 2009
Edgar Allan Poe
Il ne me reste que peu de temps pour rêver à ma destinée !

01 mars 2009
Aube, Rimbaud.
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à las cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncé au coq. À la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
06 février 2009
Imbolc
Les jours rallongent doucement et je profite un maximum de l'hiver et de ses multiples activitées. L'hiver est sensé être une période d'introspection puisque nous passons beaucoup plus de temps à l'intérieur, et les nuits sont très longues. Pourtant j'ai toujours l'impression de me réveiller précisément vers le mois de février, Imbolc qui était le 2 février. Je retrouve soudainement goût à ma vie spirituelle, à mon for intérieur et je commence déjà à penser avec enthousiasme au printemps..et à mon jardin. Même si tout est mort en hiver, vers Imbolc je sens que la vie émerge doucement et se prépare. J'ai de nouveau envie de m'occuper de mon blog...et je vais le faire.
Mon chien a eu 12 ans hier.... brave petit cabot. :)

22 décembre 2008
Solstice d'hiver
Ca y est, voici la plus longue nuit de l'année...

C'est à partir de cette date que les jours rallongent doucement, menant à Ostara. Le dieu soleil est invaincu, il s'agit du passage des ténèbres à la lumière. C'est une bonne période pour méditer. Nous avons eu droit à plus qu'une tempête de neige au Québec, déjà.
L'hiver ne fait que commencer....et je vais bien en profiter! Je vais sortir mes skis et me promener en forêt.
Couleurs : Vert, rouge, et or.
14 décembre 2008
De retour.
Me revoilà !
J'ai finalement terminé ma première session à l'université et j'ai surtout survécu aux dernieres semaines très difficiles. Les cours furent très intéressants et j'ai bien hâte de commencer l'autre session, mais pour le moment, il me faut du repos ! Je vais venir poster ici très souvent, puisque j'ai amplement le temps ! :)

31 octobre 2008
L'automne est une demeure d'or et de pluie.
C'est le moment de penser à nos réussites, partager notre prospérité, investir et se libérer des mauvaises habitudes ou de dépendances.
Proscrire ce qui est négatif :
Ramassez une grande feuille tombée au sol qui soit assez souple pour que vous puissiez écrire dessus sans la déchirer. Écrivez tout ce dont vous voulez vous débarasser. Allumez un petit feu de feuilles d'automne. Jetez votre feuille au-dessus en disant :
Brûle et péris, brûle et disparais : accompagne le soleil qui s'éloigne.
Regardez les feuilles se consumer, suivez la fumée qui monte et imaginez que vos soucis, devenus innoffensifs, s'envolent aux quatre vents.
En automne, l'énergie nous donne une impression d'abondance...

27 octobre 2008
Samhain
Halloween (aussi appelé Samhain ) approche à grands pas, terminant ainsi ce long mois de festivités des récoltes. Pour ma part, j'ai bien préparé le tout, Samhain est une de mes fêtes préférées...J'ai posé sur la table un bol de marrons, de petites citrouilles que j'ai moi même été cherché dans un champs, des courges, des couronnes de feuilles d'automne, et des petits épouvantails à mettre dans les pots de fleurs. J'ai également du ranger mes pots d'herbes aromatiques ( la camomille, basilic, sauge, mélisse et même la lavande ). Je me demande si elles vont durer longtemps à l'intérieur...Je le souhaite..! Je vais faire sêcher de grandes branches de Mélisse et de Sauge, les deux sont assez bien utilisés en infusion. La mélisse est excellente pour diminuer les maux de ventre du à un stress, elle est très apaisante en cas d'insomnie. Quant à la sauge, il existe un dicton que j'aime bien ''De quoi peut mourrir l'homme dont la sauge pousse en son jardin?'' Cette plante est incroyable..et elle possède tout un parfum ! Les arbres nous donnent un spectacle grandiose, les teintes sont dans les orangés, jaunes, rouges, pourpres, quelle bonheur !

30 septembre 2008
L'angélus du matin - Paul Verlaine
Une aurore de fin d'été 
Tempétueusement éclate
A l'horizon ensanglanté.
La nuit rêveuse, bleue et bonne
Pâlit, scintille et fond dans l'air,
Et l'ouest dans l'ombre qui frissonne
Se teinte au bord de rose clair.
La plaine brille au loin et fume.
Un oblique rayon venu
Du soleil surgissant allume
Le fleuve comme un sabre nu.
Le bruit des choses réveillées
Se marie aux brouillards légers
Que les herbes et les feuillées
Ont subitement dégagés.
L'aspect vague du paysage
S'accentue et change à foison.
La silhouette d'un village
Paraît. - Parfois une maison
Illumine sa vitre et lance
Un grand éclair qui va chercher
L'ombre du bois plein de silence.
Çà et là se dresse un clocher.
Cependant, la lumière accrue
Frappe dans les sillons les socs
Et voici que claire, bourrue,
Despotique, la voix des coqs
Proclamant l'heure froide et grise
Du pain mangé sans faim, des yeux
Frottés que flagelle la bise
Et du grincement des moyeux,
Fait sortir des toits la fumée,
Aboyer les chiens en fureur,
Et par la pente accoutumée,
Descendre le lourd laboureur,
Tandis qu'un choeur de cloches dures
Dans le grandissement du jour
Monte, aubade franche d'injures,
A l'adresse du Dieu d'amour
25 septembre 2008
George de la Tour
La diseuse de bonne aventure... (1593-1652)

Peintre francais
On ne connaissait aucune oeuvre de lui en 1915.
C'est une grande découverte du 20 ième siècle. Grâce à l’histoire de l’art on a réussi a découvrir qui il était, ce qu’il faisait..et c'est époustouflant !





